dimanche 4 mars 2018

C'est comment qu'on passe la Barre ?

Samedi 3 mars 2018

Le froid est derrière nous ?

BM 12h06, PM 17h37 coeff 109
Vents SO 5B rafales à 7B

Hervé, Franck, Thierry, Christian.

Après une période glaciale avec des vents d’Est, les températures sont bien remontées. C’est un coefficient de 109, et les vents sont Sud-Ouest ! Sur notre secteur, peux d’endroits propices à la navigation dans ces conditions météo.
Nous partons pour le Pouliguen et un embarquement sur la plage proche de l’école de voile.
Nous sommes à plus de 2h après la basse mer, peu de portage pour la mise à l’eau.
Bien que cette zone soit bien abritée, la houle crée une vague de bord qu’il faut franchir avant de juper, exercice habituel rendu plus facile avec de grands hiloires.
Nous filons vers la pointe de Penchateau pour tutoyer une mer formée. Puis nous descendons au Portant vers la plage Benoit.
Nous avons de beaux surfs au passage de la tourelle des Petits Impairs. J’ai toutefois un peu de retenue, je n’ais pas du tout envie de dessaler dans cette eau glaciale !
Nous arrivons plage Benoit les surfs sont surprenants, des vagues semblant prometteuses s’amortissent ou passent à côté, et d’autres moins signifiantes nous procures de bonnes sensations.
Hervé et Franck sont allés jusqu’au sable et nous racontent que le shore break est un peu violent.
Je n’ai toujours pas envie de dessaler mais je suis tenté de goûter la mousse de bord de plage.
Je me lance, et le surf se termine par un appui en suspension qui me traîne jusqu’au bord. Pas de dessalage, mais j’ai goûté l’eau froide. Pour le retour au large il faut traverser une barre en plusieures déferlantes, là encore j’ai goûté l’eau froide. Je suis maintenant « acclimaté » et après quelques surfs plus au large, je retourne dans la mousse, et je me retrouve à l’envers. Pas de panique, je me mets en position pour entamer l’esquimautage. Je n’ai pas le temps de déclencher, je sens l’eau pousser sur la bonne pale de la pagaie, j’en profite et la puissance de la vague qui m’avait retournée m’aide à me retrouver à l’endroit. Là encore il faut regagner le large en traversant la barre !
Maintenant, c’est Thierry qui dessale et se retrouve sur le sable, nous continuons de jouer tout en le surveillant. D’abord deux faux départs, puis nous arrêtons notre jeu pour mieux observer. Un troisième départ sur un moment paraissant plus calme, malheureusement, à quelques doigts d’avoir franchi la barre, une belle vague se lève et nous voyons Thierry disparaître et réapparaître à nouveau sur le sable. Il est debout à côté de son bateau.
Je décide d’aller le rejoindre, ça me fera un exercice d’arrivée de plage !
Sa motivation est encore là malgré la difficulté et les 3 échecs ! Je reste à naviguer dans la mousse afin de voir si on peu se déplacer latéralement pour trouver un moment plus opportun. Je suis secoué et rejeté sur la plage à chaque vague qui vient me percuter, je me fais retourner par les turbulences dans 50 cm d’eau ! Esquimautage compromis par la pagaie qui croche le sable et la tête qui touche le sol, merci le casque.
Thierry et moi réembarquons ensemble pour traverser la barre ensemble, tout en gardant suffisamment d’espace afin de ne pas se percuter au cas ou !
Victoire, la barre est franchie. Nous pagayons maintenant activement pour nous réchauffer, et au vu de l’heure nous regagnons notre point de départ tout en faisant une petite boucle vers la pointe de Penchâteau. Franck et Hervé esquimautent dans l’eau froide avant de débarquer.
La mer est bien montée, il n’y a plus de plage, la mer lèche les murs. Bien les grands hiloires pour les débarquements rapides !
Une petite averse d’eau glaciale nous accompagne pendant que nous retrouvons nos vêtements secs.
Christian.

1 commentaire:

  1. Ça valait le coup.
    Aucun regret.
    Je l'ai passée ...yes

    Thierry

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